Pierre-Karl Péladeau compte faire revenir son parti à la tête du gouvernement grâce à une ligne souverainiste, plus marquée que celle de ses prédécesseurs. Grâce, aussi, à sa personnalité charismatique.

Indépendant, insaisissable, Jeanne-d’Arc des temps modernes, l’homme fascine. Celui que l’on surnomme PKP vient du monde de l’entreprise. Il a passé 13 ans à la direction de Québecor, société fondée par son père ; l’un des plus grands groupes de médias du Canada. La fortune du leader du Parti Québécois et de son frère Érik était évaluée en 2014 à 938 millions de dollars, selon « Canadian Business ».

Ce magnat de la presse est également à sa place dans le show-business, depuis sa rencontre avec Julie Snyder, présentatrice et productrice vedette au Québec. Le couple, qui se mariera cet été, est proche de nombreuses stars, comme Céline Dion et René Angélil, les parrain et marraine de leur fille. PKP, qui entretient des liens très forts avec la France, et possède un pied à terre à Neuilly-sur-Seine, a même révélé à « Paris Match » que Michel Drucker serait le témoin de son mariage…

L’homme d’affaires médiatique rêve maintenant de conquérir le devant de la scène politique québécoise en clamant son message indépendantiste. Le Québec est, selon lui, une nation et a toutes les compétences et la maturité pour être souveraine. Péladeau veut se battre pour que sa province devienne un pays.