Par Juliette Vidal

 

L’association Québec-France survivait grâce aux fonds qui lui étaient alloués par le ministère des relations internationales et de la francophonie du Québec (MRIF), et le consulat général de France à Québec. Or, ces deux instances lui ont supprimé toute source de financement, ce qui laisse Québec-France dans l’impossibilité d’assurer ses services, l’oblige à quitter son siège à la Maison Fornel et à licencier ses deux salariés. Plus encore, l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse, qui finançait certains projets en partenariat avec l’association, s’est vu contraint de retirer toute contribution financière à son égard.

 

Quel avenir pour Québec-France et ses programmes ?

 

L’activité de l’association était également rythmée par ses déclinaisons régionales, gérées uniquement de bénévoles. Celles-ci ne dépendent donc pas vitalement des ressources financières allouées à l’association et sont libres de rester actives. Ainsi, la disparition de l’association Québec-France n’est pas totale.

Toutefois, de nombreux programmes pour les jeunes, organisés généralement en partenariat avec l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse, seront désormais supprimés, malgré les démarches déjà effectuées pour certains événements qui devaient avoir lieu cet été. On pense notamment au programme Intermunicipalités, qui permettait à des jeunes Français ou Québécois d’aller travailler dans une mairie outre-Atlantique. D’autres évènements, tels que le prix littéraire Québec-France sont également sérieusement menacés.

 

Francophonie et agenda politique

 

Si l’association Québec-France se voit aujourd’hui contrainte de cesser ses activités à l’échelle nationale, il faut avant tout y voir une conséquence directe de la place minime qu’occupe la francophonie dans l’agenda politique français. Ce désintéressement se ressent aussi dans d’autres secteurs et limite considérablement la mobilité des personnes des deux côtés de l’Atlantique : l’association France-Québec a vu son budget amputé de 33% ; l’OFQJ connaît également une baisse de ses financements et les frais de scolarité pour les étudiants français au Québec ont triplé. Comme l’a souligné le président national de France-Québec le 24 avril : « La relation citoyenne franco-que…be…coise que nous entretenons depuis plus de 45 ans grâce au réseau des associations Que…bec-France et France-Que…bec et a? leurs milliers de membres bénévoles n’a visiblement plus de valeur aux yeux des gouvernements français et québécois ».

 

 

 

 

Par Rédaction ParisMontréal le 22 juillet 2015