Promenez-vous sur la main, le fameux boulevard Saint-Laurent, et vous en aurez la preuve : Montréal a un gros faible pour l’art graphique en extérieur. Au point que chaque année, depuis six ans, la circulation automobile est fermée durant 11 jours sur le boulevard pour accommoder les festivaliers de Mural, le festival international d’art public.

 

Drew Merritt – © Davi Tohinnou

 

Durant l’évènement, plus d’un million de visiteurs uniques empruntent l’artère historique de la métropole québécoise et, du même coup, assistent en direct à la création de murales et de graffs. « Montréal est une plaque tournante de l’art graphique en milieu urbain ; ce festival nous permet de démocratiser les œuvres auprès du grand public », explique son co-fondateur et porte-parole André Bathalon.

 

Waxhead – © Davi Tohinnou

 

Le principe : donner aux artistes l’accès à des façades propices à la réalisation d’œuvres grand format, grâce à la complicité des propriétaires d’édifice. Et ça marche ! Cette année, ce sont 17 muralistes qui ont travaillée du 7 au 17 juin sur le boulevard Saint-Laurent entre la rue Sherbrooke et l’avenue du Mont-Royal.

 

WhatIsAdam – © Davi Tohinnou

 

Près de la moitié sont des artistes internationaux invités à laisser libre cours à leur créativité sur le mobilier urbain. Cette année, les États-Unis et le Mexique sont particulièrement représentés. Les autres artistes sont Québécois.

 

Tristan Eaton – © Davi Tohinnou

 

Mais pourquoi un tel penchant pour l’art graphique de rue ? « À cause de nos hivers ! croit André Bathalon. L’arrivée du printemps crée ici une euphorie collective qui s’exprime aussi sur la scène créative urbaine. » La plupart des œuvres sont permanentes, ce qui fait du cœur de Montréal une galerie d’art à ciel ouvert, qui s’enrichit d’année en année.

 

Michael Reeder – © Davi Tohinnou