Par Jessica Mohammedi

Avec 82 000 électeurs contre 65 000 en 2012 pour cette élection présidentielle, les Français résidant au Canada sont de plus en plus nombreux. N’oublions pas que Montréal est la plus grande communauté de Français hors de l’Europe. D’autant plus que cette année, nous sommes face à une situation particulière. Emmanuel Macron, élu au mois de mai dernier, est à la tête d’un nouveau parti, La République en Marche qui ne possède pas de sièges à l’Assemblée nationale. Cette élection est cruciale pour décider si les Français accordent la majorité absolue à Emmanuel Macron. Parmi les électeurs, certains disent se sentir plus canadiens que français et vice versa. Pourtant, tous sont très concernés. Témoignages.

«Certaines réformes peuvent avoir un impact sur ma vie canadienne.»
Hugo Michelez, étudiant au Canada depuis un an.

© Hugo Michelez

« J’ai voté pour l’élection présidentielle, et je compte voter pour les législatives car mon expatriation n’est que temporaire. Il est très simple de voter depuis le Canada, il m’a suffi de m’inscrire sur le site internet du consulat français de Montréal et de me rendre à mon bureau de vote. Pour moi, les législatives sont aussi importantes que l’élection présidentielle, car si le parlement fait barrage aux projets de lois, nous ne sortirons pas de la crise. »

«En tant qu’expatrié on se sent concerné. La France reste notre pays et ses problématiques nous touchent aussi.»

Marine Bouguereau, habitant à Montréal depuis deux ans.

« Les législatives ne sont pas moins importantes que les présidentielles, elles sont complémentaires. Ce sont quand même les députés qui votent les lois et qui les amendent. Ils sont censés mieux comprendre les problématiques qui intéressent ses électeurs et les défendre au Parlement. Il y a toujours une possibilité de rentrer en France donc on ne peut pas s’y désintéresser totalement. Ici, les médias couvrent beaucoup l’actualité française donc on ne perd pas le contact. On a aussi internet, donc on peut toujours se renseigner sur ce qu’il se passe. »

«Il n’est pas facile de voter depuis Montréal.»
Angélique Trotel, vivant à Montréal depuis 13 ans.

© Angélique Trotel
« Je me sens concernée par les élections législatives car il est toujours possible qu’un jour je retourne en France. Je veux aussi comprendre la réalité que vivent mes compatriotes. Pourtant, il n’est pas facile de voter depuis la disparition du vote électronique car il n’y a qu’un seul bureau de vote à Montréal et le temps d’attente est d’environ deux heures. »

Le second tour se déroulera quant à lui le samedi 17 juin.

Par Tanja Schreiner le 2 juin 2017