Il était reçu par un autre écrivain, Amin Maalouf, comme le veut la tradition, ce que salue l’Académicien Jean d ‘Ormesson : « A un Franco-Argentin d’origine italienne va succéder un Québécois de Haïti, qui sera reçu par un Libanais. Voilà ce que c’est, l’Académie française ». Une diversité de talents liés par leur amour de la langue française.

 

Dany Laferrière est né à Port-au-Prince. Il a fui Haïti lors de la prise de pouvoir du dictateur Jean-Claude Duvalier, trouvant alors refuge au Québec, comme beaucoup d’autres Haïtiens. En 1985, il publie son premier succès littéraire, « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer ». En 2009, il reçoit le prix Médicis pour « L’Enigme du retour », qui raconte son voyage en Haïti suite à la mort de son père.

 

Devant les « Immortels », mais aussi devant François Hollande et le premier ministre du Québec Philippe Couillard, Dany Laferrière a mis sa province à l’honneur, citant un poème de Gaston Miron, homme de lettres québécois : « Québec ma terre amère ma terre amande / Ma patrie d’haleine dans la touffe des vents … ».

 

L’écrivain, symbole de la francophonie, a conclu son discours par ces mots : « C’est un étrange animal que celui qui vit hors de sa terre natale. Sa condition d’exilé lui permet d’ourdir une littérature qui n’est ni tout à fait de là-bas, ni tout à fait d’ici, et c’est là son intérêt ».

Par Rédaction ParisMontréal le 10 juin 2015